samedi 17 juillet 2010

Gertal ITAL Au dela de tous les dogmes


"Mon propre chemin, que j'ai essayé de décrire, a été très long et très pénible. Mais cela ne devrait décourager personne, car chaque être humain est différent des autres... Il n'y a ni dogme ni rien qui soit capable de vous rendre bienheureux. Il n'existe rien que la Vérité en tant qu'être vivant, et la seule chose à quoi tendent les efforts du Maître, c'est d'éveiller l'élève à la perception de cette Vérité.
La voie est ouverte à chacun(e), quelle que soit sa religion. Mais il doit la suivre. La manière dont il vaincra les diverses difficultés qui se présenteront et la façon dont il s'exercera le mèneront au but, même sans faire de voyage au Japon..".


Elle cite le Père Lassalle :
"L'illlumination peut être atteinte par chacun, à condition qu'on emprunte le vrai chemin qui y conduit. Par elle-même, elle n'est ni bouddhique, ni chrétienne, ni d'aucune autre religion. On la trouve aussi bien dans l'Islam que dans le Christianisme, même si sa présentation particulière et ses méthodes ne sont pas les mêmes que dans le Yoga ou le Zen... Elle exigera toutefois des motifs d'ordre religieux ou une tendance vers l'Absolu et des efforts très grands qui sont indispensables, de même qu'une renonciation radicale."

Et enfin, elle conclut :
"Le chercheur qui a gravi une partie de cette voie et a vécu de nombeuses expériences exaltantes ne connait plus d'arrêt. Non seulement, il doit en donner des preuves dans sa vie extérieure, mais aussi sur la voie de son illumination.
De Grands Maîtres sont allés ainsi d'illlumination en illlumination, car ce qui a été atteint une fois doit être atteint de nouveau, doit être approfondi, doit être éprouvé et compris en tant qu'un tout complet et une multiplicité infinie, dans un aspect toujours nouveau."


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Le récit de son chemin sur la voie de l'Illumination

jeudi 15 juillet 2010

samedi 10 juillet 2010

Trinh Xuan Thuan au dela de la science


Incertitude, indétermination, imprédictibilité, incomplétude, indécidabilité : la science sait désormais qu'elle ne peut pas tout savoir. Pour aller jusqu'au bout du chemin et accéder à la réalité ultime, il nous faut faire appel à d'autres modes de connaissance, comme l'intuition mystique ou spirituelle, informés et illuminés par les découvertes de la science moderne...

La science se doit de reprendre sa place dans le giron de la culture humaine, Elle s'en est trop éloignée dans le passé à cause d'une vision par trop matérialiste, fragmentée, réductionniste et mécaniste. Ce n'est plus le cas à l'heure actuelle.

Trinh Xuan Thuan
Astrophysicien, professeur d'astronomie à l'université de Virginie.


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vendredi 9 juillet 2010

Maitre Eckhart S'anéantir soi même




Deviens tel un enfant,
rends-toi sourd et aveugle!
Tout ton être/doit devenir néant,
dépasse tout être et tout néant !
Laisse le lieu, laisse le temps,
et les images également!
Si tu vas par aucune voie
sur le sentier étroit
tu parviendras jusqu'à l'empreinte du désert.

Maître Eckhart
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mardi 6 juillet 2010

Nada Yoga, le yoga du Son - Salim MICHAEL, Ajahn SUMEDHO et Ajahn AMARO

Edouard Salim Michael

Le Nada Yoga est une forme de méditation particulière qui exige une concentration intense sur un certain son que l’aspirant peut percevoir à l’intérieur des oreilles et de la tête s’il arrive à créer suffisamment de silence en lui-même. Mais cette forme de méditation — comme toute autre d’ailleurs — risque de perdre sa valeur si elle est pratiquée de manière passive, car le chercheur peut finir par s’habituer à entendre ce précieux son dans ses oreilles, mais sans être vraiment présent et concentré sur lui. Il faut qu’il soit continuellement conscient qu’il est en train de l’écouter et ne pas simplement se satisfaire de l’entendre résonner en lui.
Il peut méditer d’une façon superficielle sans s’en rendre compte. Ce son mystérieux sera là en lui pendant qu’il essaiera de méditer, mais lui-même sera, pour ainsi dire, absent, en train de rêvasser sans s’en apercevoir, ou même d’être bercé dans un état d’agréable et de très subtile torpeur qui le dupe et lui donne la fausse impression d’être dans un état de tranquille félicité.
Edouard Salim MICHAEL - Pratique Spirituelle chapitre 3

Pour en savoir plus sur le Nada Yoga, Salim MICHAEL en a fait il y a 30 ans une description minutieuse dans son premier ouvrage : la Voie de la Vigilance intérieure

Le Nada Yoga ou encore appelé le Yoga du son est un support inestimable, toujours présent en chacun de nous, car il possède une continuité qui justement nous fait défaut.

Voila ce qu'en disent (à propos de la réédition de ce premier ouvrage de Salim Michael en anglais) :

Ajahn Sumedho, abbé d'Amaravati, monastère Théravada dans la tradition de la forêt :


Lien

Je me réjouis de ce que l’ouvrage d’Edward Salim Michael The Way of Inner Vigilance soit republié. Je me souviens avoir trouvé ce livre à l'école d'été de la Société bouddhiste il y a environ 25 ans. Il y avait sur la couverture la photo d'une image de Bouddha et j'en ai aimé le titre, alors j'ai commencé à le parcourir.
Les chapitres sur le Nada yoga m’intriguèrent tout particulièrement parce que j'avais découvert ce son intérieur de nombreuses années auparavant, mais je n'avais jamais rien lu ni entendu à ce sujet dans le Canon Pâli. J'avais développé une pratique de la méditation utilisant cette vibration intérieure et j’en avais tiré de grands bénéfices pour le développement d’une vigilance attentive et d’un lâcher prise de toute pensée. Cela m'ouvrit une perspective de conscience transcendante grâce à laquelle il est possible d'observer les états mentaux qui surgissent et disparaissent dans l'esprit.

Et aussi Ajahn Amaro :


Cet excellent ouvrage offre, sans aucun doute, la description la plus claire et la plus complète du « Nada Yoga » (méditation sur le son intérieur) qui soit disponible en langue anglaise. C’est une pratique qui est connue des traditions bouddhistes, védiques et autres comme étant une discipline puissante et libératrice, et c’est aussi celle que j’ai mise en pratique avec le plus grand profit depuis plus de vingt cinq ans. ”

Ajahn Amaro, co-abbé du monastère d’Abhayagiri dans la lignée de la forêt de la tradition bouddhiste Théravada.

dimanche 4 juillet 2010

Edouard Salim MICHAEL le But d'une pratique



''Bien que, dans une voie spirituelle, il soit souvent nécessaire de parler d’un but à atteindre pour tenter, inadéquatement, d’expliquer l’inexplicable, un chercheur sérieux doit toutefois se rappeler que, en ce qui concerne ses pratiques spirituelles, le but se situe toujours dans le présent. On peut, d’une certaine manière, dire que, une fois qu’il s’est engagé sur le Sentier, il ne peut s’agir pour lui de toucher un jour un but final et qu’ensuite tout s’arrêterait là — comme il en est des choses ordinaires ou des activités de ce monde —, car cela signifierait que le but serait une “fin” dans une sorte de mort éternelle et qu’après il n’y aurait plus rien ! Dans un travail spirituel, le but et le présent sont, en réalité, indissociables ; pour l’aspirant, chaque instant doit devenir le but, sinon, il risque de se donner toutes sortes de justifications, de rêver d’un but situé dans un futur éloigné et, entre-temps, de n’effectuer, sans en avoir conscience, qu’une pratique spirituelle tiède qui n’aboutirait à rien.()

Le but se répète chaque fois que ce mouvement de retour vers soi-même ou d’introversion particulière se produit en l’aspirant, même si ce n’est que pour un court instant. C’est le niveau de
son être ainsi que l’intensité de cet état de présence en lui qui déterminent le niveau du but atteint. D’une certaine manière, il ne peut y avoir de fin pour le but, mais une sorte d’étrange pèlerinage ou d’aventure toujours renouvelée.
Si le chercheur souhaite ne pas fausser son approche de cette quête inhabituelle, il lui faut sans cesse se rappeler que le but est un renouvellement perpétuel, toujours dans le présent, et non un état spécial qu’il pourrait gagner dans le futur et dans lequel il s’installerait à jamais''.

Edouard Salim Michael
Pratique Spirituelle Chapitre 8

jeudi 1 juillet 2010

L’être humain existe-t-il pour Dieu ? Maître Eckhart


“Le regard par lequel je connais Dieu est le regard par lequel Dieu me connaît.”

Maître Eckhart


Par ailleurs, l’être humain non plus ne peut exister pour Dieu que dans la mesure où il parvient à reconnaître, par un aperçu direct, l’existence de son Créateur.
Il y a ainsi une interdépendance très mystérieuse entre Dieu et l’être humain, un paradoxe difficile à saisir au premier abord.
Si deux êtres ne se sont jamais rencontrés, ils ne peuvent exister l’un pour l’autre. En fait, la reconnaissance de l’un ne dépend-elle pas de l’existence de l’autre et vice versa ?
Il en est de même pour Dieu et sa Création ; Dieu ne peut reconnaître l’être humain qu’en fonction du degré auquel celui-ci Le reconnaît ! Une rencontre directe s’avère ainsi indispensable pour qu’une telle reconnaissance soit réciproque ; aussi, c’est une bien étrange constatation, qui semble à priori perturbante et même inacceptable, lorsqu’on découvre subitement que la reconnaissance de l’existence de Dieu dépend de l’être humain lui-même !

Salim Michael Les fruits du chemin de l'Eveil
chapitre 10 L’être humain existe-t-il pour Dieu ?